Comment changer le monde en s’appuyant sur l’Invisible ?

Les solutions les plus judicieuses sont parfois sécrétées là où on imaginait le moins les trouver: dans les territoires méconnus, «sensibles», voire de «non-droit» du savoir. Les héros de 2030, Odyssée d’Un Nouveau Monde vont rencontrer les marginaux et la marge en général, et par extension, ce qui est passé sous silence, caché, refoulé… Aussi et surtout, via l’expansion de conscience et la découverte progressive de la multidimensionalité de l’Univers, ils vont plonger dans l’Invisible au sens strict, cet invisible, modélisé, entre autres, par la théorie des champs, et la Physique de l’Information. Gros plan.

L’Invisible, ou 99% de ce qui existe. Qu’est-ce que l’Invisible ?

L’invisible, c’est tout. En effet, 99% de ce qui existe n’est pas appréhendable par nos yeux de chair : l’infiniment petit, l’infiniment grand, la matière noire, une multitude de corps et d’ondes (comme par exemple les ondes radio, les rayons UV, les neutrinos, les photons etc.…) et par extension, tout ce que contient le «vide» – qui est en fait plein, et qui constitue 99 % de la matière- Aussi, même ce qui se passe dans la matière visible, en l’occurrence la façon dont les informations y circulent, nous échappent totalement. Cela rend humble.

Lou et ses acolytes vont se confronter à un autre champ de l’Invisible, c’est-à-dire la multitude de flux imperceptibles d’Informations qui façonnent nos économies. Citons le Trading Haute Fréquence, l’argent virtuel, le Shadow Banking, mais aussi le darknet, qui représente plus de 90% du trafic sur la toile. La liste n’est pas exhaustive, or c’est au sein de ces réseaux, peu accessibles, que se décide en grande partie l’avenir du monde.

A cela s’ajoute la construction de nouvelles «couches» d’informations, comme le projet des transhumanistes souhaitant coupler Internet avec le cerveau humain, via de futurs microprocesseurs implantés dans notre cerveau. Le roman met en scène ces nouvelles interactions, artificielles, et la façon dont elles pourront interagir avec les autres réseaux. En effet, La Physique de l’Information et la décohérence quantique nous apprennent que le vide est plein d’ondes, et de possibles virtuels, qui peuvent à chaque instant devenir particule et créer notre réalité. Ainsi, comment cette mécanique «naturelle» va-t-elle «cohabiter», voire lutter, avec celle «artificielle» échafaudée par les GAFA?

Entre les possibilités offertes par le grand champ quantique de l’univers d’une part, et les algorithmes contenus par la triade /implant-cerveau-internet/ d’autre part, quelles informations les neurones vont-t-elles choisir de manifester au final, et en vertu de quel levier ? Quel part notre liberté et notre libre-arbitre jouent-t-ils dans ce processus ? Ce n’est pas fini.

Les personnages explorent une autre forme d’Invisible: les multivers, ces autres «espace-temps» qui en plus d’avoir peut-être une existence concrète, influeraient sur la dimension que nous percevons, à cet instant même, via une «porosité» qui laisserait passer des informations entre ces différents «mondes». Autrement dit, les univers communiqueraient entre eux, avec leur corollaire de conséquences, vertigineuses.

La théorie des champs, ou comment entrer dans les coulisses de notre réalité.

Ainsi, tout est informations, puis vibrations, ondes, fréquences auxquelles nous nous connectons et nous déconnectons via nos cellules mais pas seulement. Ce ballet invisible crée notre réalité perçue. Et cet invisible, nous l’informons également à notre tour via chacun de nos actes, pensées et paroles qui sont tous autant d’ondes de formes alimentant les différentes couches de l’Invisible.

Aussi, comprendre ces différents réseaux, leur nature, mais aussi leurs interactions est d’utilité publique puisque c’est notre réalité même qui se trame, se crée dans ce que j’appelle la «tectonique de l’Invisible». Sans ce travail de reconnaissance aussi merveilleux que difficile, nous resterons assis au fond de la caverne de Platon, à regarder bêtement danser les ombres sur les murs, alors que la porte est grande ouverte. Qu’attendons-nous enfin pour en sortir ?

Afin d’explorer cette tectonique, on investira, notamment pendant les conférences, la capitale et trop méconnue Théorie des Champs, alimentée entre autres par Rupert Sheldrake et ses champs morphogénétiques, Arthur Koestler et sa «Théorie des Holons» Roger Penrose et son «champ quanto gravitationnel» et plus largement le complexe entrelacs, de nature électromagnétique mais pas seulement, qui informe et forme jusqu’aux cellules même de notre corps.

Nous serons alors en mesure de regarder de manière plus éclairée une multitude de concepts appartenant au champ philosophique et ésotérique, comme la conscience universelle de Jung, la noosphère de Theilard de Chardin, le panthéisme en philosophie, ou bien encore les notions de «forme-pensée» ou «d’égrégore»…
Ainsi mieux armés, nous pourrons enfin émerger définitivement du «coma matérialiste» (Marianne Williamson) dans lequel nous nous enlisons depuis très longtemps.

Après les mers, les terres, les airs et un brin d’espace, le temps est venu pour l’homme d’entamer enfin sa plus grande conquête. Celle de l’Invisible.

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