Pensée puissante et décapante, aussi éprouvante que merveilleuse, Le Nouveau Paradigme offre à chacun l’occasion de dévoiler le héros qui se cache en lui. Venue des confins de l’univers, c’est-à-dire de nous-même, l’énergie du Nouveau Monde gronde au plus profond de nos cellules et emprunte une myriade de chemins, de structures pour se manifester à notre conscience et nous transformer, parmi lesquels le «voyage du héros». Quel est le processus ? Et en quoi est-il lié à l’Invisible ?

Le Voyage du Héros. La voie royale vers le Nouveau Monde, et vers un nouveau Moi.

Bible des scénaristes, «Le Voyage du Héros» reste la matrice des meilleurs films du monde. Et des vies les plus réussies, mais pas forcément les plus reposantes. Car rares sont les héros, au sens classique, qui mènent une existence intérieure et extérieure placide, sur le mode de l’encéphalogramme plat, passée à siroter des cocktails au bord d’une piscine…

Que fait un héros ? Une fois «l’appel de l’aventure» enfin accepté, car nous verrons que bien souvent, il la refuse maintes et maintes fois, il quitte le «monde ordinaire» pour le «monde extraordinaire» où il vit de multiples péripéties. Après l’ultime épreuve, il revient «à la maison» transformé et doté de «l’élixir de la connaissance» avec lequel il va faire évoluer la collectivité.

Bien loin d’être l’apanage des personnages de nos films préférés, de quelques élus, héros nationaux ou autre demi-dieu dans la «vraie vie», ce schéma du Voyage du héros, aux soubassements alchimiques, devient la voie qui s’offre à nous tous, l’escalier dérobé qui apparaît à chaque instant sur notre route, si l’on veut bien ouvrir les yeux.
Libre à nous de le voir, de le grimper ou pas, ou de continuer notre «routine de vie». De toute façon, on peut le prendre à chaque instant. Mais devant ce qui se profile, le dépassement de soi, de son intérêt personnel, afin de se mettre au service de quelque chose de bien plus grand, devient impérieux. Car oui, notre planète et l’humanité sont, objectivement, en péril, et on pourrait les sauver, oui, sans pour autant tomber dans le complexe du «sauveur», s’oublier ou devenir un «martyr» car tout est question de mesure. Il s’agit d’acquérir des qualités d’équilibriste, de funambule pour marcher sur ce fil ténu et invisible qui nous emmène d’un monde à l’autre.

Le monde ordinaire que l’on doit quitter est multifacette. Dans le voyage du Héros, il est symbolisé par «la maison» c’est-à-dire Papa, Maman, voir le pays… A un niveau individuel, la Maison peut être par exemple l’entreprise, le couple ou des habitudes qui entravent notre évolution. D’un point de vue collectif, ce sont de nombreuses formes de gouvernances étatiques, entrepreneuriales, monétaires, qui doivent être «corrigées» voire complètement renversées.
Mais l’un ne va pas sans l’autre. Sur ces interactions individuelles et collectives, le nouveau monde se range du côté de la théorie des Holons d’Arthur Koestler, le père de la Holacratie. En se mettant au service du collectif, l’individu peut réaliser des défis bien plus grands que lorsqu’il n’est qu’au service de lui-même. La force infinie du Tout, quand on veut bien s’y relier, peut augmenter nos capacités de façon exponentielle. Cependant, si l’ère du chacun pour soi et de l’individualisme forcené a montré ses ravages, le problème qui se pose à chacun est : Au service de quelle vision, de quelles valeurs, de quel(s) système(s) vais-je investir mon temps, mon argent et mon énergie ? C’est là où le nouveau monde entre en scène.

Quitter la maison, c’est aussi, et avant tout, s’écarter de la routine de nos pensées, qui alimente, tel un ruisseau vers le fleuve, un océan de pensées aux dénominations diverses – conscience collective, doxa, formes-pensée, égrégores…- qui sont toutes autant de cercles vicieux ou vertueux de croyances nous enfermant ou nous libérant.
Ainsi, pour accomplir son voyage du héros, nul besoin de faire le tour du monde. L’extraordinaire, l’ailleurs, est en bas de la rue, l’extraordinaire est dans notre tête. Un autre espace-temps attend peut-être votre visite, replié dans un coin de votre salon. D’autres dimensions, d’autres réels potentiels, à portée de main, ou plutôt, à portée de cœur, pourraient révéler, inspirer ce qu’il y a de meilleur et de plus précieux chez celui qui acceptera de se laisser traverser. Le voyage est d’abord en soi, car nul doute que chacun d’entre nous est un empire à lui tout seul, «connecté» à bien d’autres empires dont nous n’avons pas fait le tour.

La reconnaissance des Mondes Invisibles est d’utilité publique

Dans l’article précédent, nous avons vu en quoi le nouveau Monde consiste à sortir du «coma matérialiste» (Marianne Williamson). En effet, quitter le monde ordinaire des croyances, c’est d’abord la reconnaissance de l’invisible, cet espace dont on ne parle pas, alors qu’il est le lieu où se fomente notre réalité.
Cette reconnaissance passe, pour bon nombre d’occidentaux, par une phase intellectuelle, une phase d’étude. Car non, tout le monde n’a pas la science «infuse» et le commun des mortels a besoin d’une démonstration pour comprendre. Notre cerveau gauche, dont nous sommes encore un peu esclave, a besoin d’être nourri, pour que la porte du droit s’ouvre enfin complètement. Nous sommes comme ça, nous n’allons pas changer du jour au lendemain. Comprendre pourquoi l’invisible, lieu de tous les possibles, est un espace qui nous informe et que nous enfermons à notre tout via chacun de nos actes, pensées et paroles -qui sont toutes autant d’ondes de formes alimentant les différentes couches du vide- semble une démarche indispensable aujourd’hui.

Comme dans Fondation, le roman de science-fiction d’Isaac Asimov, où une communauté de chercheurs est envoyée sur la planète Terminus, aux confins de la Galaxie, afin de créer «l’Encyclopedia Galactica», une remise à jour totale de nos connaissances s’impose. Cependant, nous n’irons pas sur Terminus, à la périphérie du cosmos, écarté du monde, à deviser en petit comité sur une autre vision du réel. Le temps où chacun refait le monde seul derrière son écran d’ordinateur le dimanche après-midi ou pendant les vacances est bel et bien révolu. Il faut désormais mettre en œuvre ces changements, au quotidien, dans la cité et en contact avec le reste de la population. Ensemble, maintenant, et de façon pratique.

Ainsi, en vue d’acquérir une vraie indépendance intellectuelle et d’éviter au maximum tous les pièges tendus par de nombreuses idéologies politiques et religieuses - qui ne tiennent guère la route devant les lois de l’Univers- une remise à jour de nos connaissances est d’utilité publique. Car comment peut-on espérer changer le monde si l’on ne sait même pas ce que c’est ? Comment peut-on espérer changer le monde quand la plupart des gens imaginent qu’il y a le réel d’un côté, et eux de l’autre ? Comment responsabiliser quelqu’un qui ignore tout de l’interdépendance de chaque atome composant notre univers, et qui n’a pas conscience de l’impact de ses pensées, de ses paroles et de ses actes sur la matière ? Comment redonner leur pouvoir à ceux qui estiment que leurs mots sont du vent, que leurs pensées naissent et meurent dans leur tête, et que leurs actes ne comptent pas, bref, qu’ils sont impuissants, et d’autant plus facile à manipuler ?

La reconnaissance de l’invisible, de sa puissance, de sa primauté, ce en quoi elle façonne le visible, est un problème de santé publique auquel nous allons participer au fil des conférences et des différents tomes de 2030, odyssée d’un Nouveau Monde. On s’appuiera sur les explorateurs de l’Invisible, les artistes, les mystiques, les astrophysiciens, mais aussi sur des «expérienceurs», des thérapeutes, comme Christophe Allain, ou même des récits canalisés, comme les livres, stupéfiants, de Marcelle de Jouvenelle.

Mais la reconnaissance de l’invisible est aussi à prendre au sens strict : il faudra laisser tomber les livres et partir en reconnaissance, c’est- à-dire battre la campagne et l’explorer à notre tour, réapprendre à maîtriser notre connexion avec celui-ci, par la méditation ou bien par oser de nouveaux possibles, imaginer de nouveaux possibles, comprendre que l’Impossible est justement l’un-possible.
Vaste chantier, peut-être le chantier de toute une vie. De cette vie.

Et pour quitter le monde des croyances, il faut développer les qualités inhérentes au personnage du héros. La première : admettre que l’on ne sait rien, que tout est à réapprendre en permanence, que les vérités que nous détenons ne sont que des paliers sur l’escalier du savoir. Comme dit le Rabbin Yehia Benchetrit, reconnaître que l’univers est plus grand que sa perception, c’est de l’humilité, de la grandeur, pas de l’incompétence. De même, si la science telle qu’on la conçoit traditionnellement est bien adaptée à la vision humaine, il est peut-être temps de reconnaître que la vision humaine n’est rien, juste une poussière dans l’univers.

Alors, en ces temps cruciaux, au beau milieu de ce carrefour cacophonique où nous devons délaisser les oripeaux du vieux monde et reprendre notre pouvoir, il ne reste plus qu’à s’incliner devant l’univers, comme Hercule, dont la constellation dessine un homme qui s’agenouille. Regardez-vous -même cette nuit.

Alors, tel Hercule, ce héros, je vous invite humblement à déposer les armes. L’ego d’un côté, les idées reçues de l’autre. Acceptez enfin de dire «je ne sais rien». Cela ne sera pas œuvre de faiblesse. Vous n’en serez pas moins une personne respectable. Dans une société où l’obsession d’avoir raison et où le culte de la personnalité nous perdent, dire «je ne sais pas» ou «je ne sais pas encore», est un grand début. Ceux qui l’ont fait n’en sont pas morts, au contraire, ils en sont ressortis grandis.

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