Le nouveau Paradigme puise autant dans les valeurs de la «start-up nation» que celles de la Chevalerie arthurienne, en passant par la loi de double causalité en physique. Lié à la «seconde renaissance» évoqué par le chercheur Idriss Aberkane, ce mouvement en gestation permanente entraîne dans son sillage des savoirs avant-gardistes mais aussi ancestraux, comme les Sciences Hermétiques, champ disciplinaire aussi décrié que méconnu. Alors en quoi ces traditions pourraient-elles servir à la Transition ?

Sortir enfin des enseignements Low cost

Si le nouveau monde est lié à l’invisible physique, il est plus largement secrété dans ce qui est passé sous silence, refoulé, censuré, banni, oublié par «le monde ordinaire» ce monde ordinaire régi par la plus grande partie des institutions et des médias mainstream. En s’intéressant à ce dont on ne parle pas, plus, mal, ou ce dont on ne soupçonne pas même l’existence, ce sont des pays entiers de la pensée ensevelis sous les couches de poussière du temps et de l’omerta qui se dévoilent sous son vent puissant. Parmi ceux-ci se trouve un empire du savoir, peut-être même le plus important : celui des Sciences Hermétiques.

Elles désignent des disciplines connues et pratiquées depuis des millénaires par des cercles, des réseaux d’«initiés» inégaux et restreints. L’Alchimie, l’Astrologie, la numérologie et le Symbolisme en sont les plus connues. Très peu exploitées, voir bannies et autrefois passibles de mort (procès des sorcières) leur mode de divulgation auprès du grand public est le plus souvent médiocre et biaisé, comme par exemple l’astrologie dans les pages des journaux féminins. Et pourtant, de Plotin, philosophe grecque, à Jules Verne, en passant par Pythagore, Héraclite, Zoroastre, les Templiers ou Léonard de Vinci, nombre savants et génies étaient profondément nourris d’hermétisme. Il serait peut-être temps de se demander pourquoi, et si toute cette matière n’aurait pas son utilité face à nos problématiques contemporaines, ce qui est déjà le cas sans que l’on se rende compte, comme par exemple avec le neuromarketing, qui utilise la puissance des symboles pour vendre.

Le cas de l’astrologie

Elle est le plus souvent comparée par la doxa à du «pipeau», une discipline «irrationnelle» de «bonne femme» ou «pseudo-scientifique». Dans ce cas, comment expliquer l’étroite collaboration d’une Catherine de Médicis ou d’un François Mitterrand avec leurs astrologues, Cosmo de Ruggieri et Elisabeth Teissier ? Etaient-ils naïfs, superstitieux, victime d’une mode, sous emprise ? Non, ils étaient simplement lucides et avertis.

En fait, l’astrologie n’est pas «la prédiction» du futur. Dans un monde fait d’informations, notamment dans l’infiniment petit, l’homme est connecté à tout un système d’influences complexes qui l’impact à chaque nanoseconde, et que la théorie des champs modélise à grande vitesse grâce aux avancées de la physique. Parmi ces influences, ces «informations» se trouvent celles venant du «Cosmos», dont l’Astrologie est un des outils de décryptage. Et ce n’est pas un hasard si nombre de ses défenseurs sont des scientifiques, dont nous ferons l’inventaire dans un article ultérieur. Pour le moment, on rappellera seulement ces mots ironiques, mais très significatifs, de l’astronome Johannes Kepler «Nul ne devrait tenir pour incroyable que des sottises et des blasphèmes des astrologues puissent sortir un savoir utile et sain».

L’astrologie, étymologiquement «langage des astres», n’a rien de «magique». Régie par une logique, langage que l’on écoute avec plus ou moins de talent, elle permet de mesurer la géométrie du ciel à un instant donné ou sur une période donnée. Or, la géométrie s’avère être, entre autre, un véhicule d’énergie. Comme le rappelle l’astrologue Luc Bigé, également docteur en biochimie et spécialiste de l’inhibiteur d’enzyme (à l’Inra puis à l’université de San Francisco), elle est «porteuse de sens». A un niveau cellulaire, développe-t-il, c’est la forme de la protéine qui permet la transmission de l’information. Autrement dit, si le contenu a de l’importance, on oublie bien souvent les pouvoirs du contenant, qui influe les énergies passant par lui. De la géométrie sacrée au goût même du vin, qui se modifie selon le ballon qui le contient, les exemples sont pléthoriques. Au même titre que l’aménagement d’un intérieur agit sur les habitants, (Feng Chui) ou que nos muscles se dessinent au fil de nos mouvements, la géométrie du ciel participe de notre évolution, et ce, dès notre naissance, en esquissant des potentiels, une «météo» stellaire que l’on va développer, ou pas, en fonction d’une multitude d’autres facteurs.

Au-delà de la puissance de la géométrie s’ajoute la loi universelle de l’interdépendance. En effet, de la même manière que des informations s’échangent entre nos cellules, entre l’Invisible et le visible, ou entre une station de radio et mon récepteur, et bien des informations – et par extension des énergies- se transmettent entre planètes, systèmes solaires, et peut-être même, nous le verrons, entre les univers. Ce qui s’applique à l’échelle microscopique s’applique au niveau macroscopique, et les lois de l’Univers ne «s’arrêtent» pas au-delà de la biosphère terrestre.
Tout ce qui existe dans le Cosmos «compte» au sens littéral d’ailleurs, c’est-à-dire mathématique, et nous en recevons chaque jour les effets. Lao Tse disait qu’une plume qui tombe au sol pouvait «modifier la marche d’une étoile». L’inverse est aussi vrai. Nagarjuna, un philosophe indien bouddhiste résume ainsi l’une des plus grandes lois de l’univers. «Les phénomènes tirent leur nature d’une mutuelle dépendance et ne sont rien en eux-mêmes»

Lister, comprendre ce réseau d’influence est l’un des grands enjeux du Nouveau Monde. Il s’agira de comprendre, notamment au fur et à mesure des conférences, ce que nous recevons du Cosmos. Prenons par exemple, les influences de Mars, du Soleil et de la Lune. Denis Bédat (neuroscientifique et physicien) explique, par exemple, que les forces électromagnétiques et gravitationnelles solaires agissent sur notre ADN. Les vents solaires, notamment, nous apportent des particules hyper énergétiques, Quant aux neutrinos, utilisés par les machines à ondes scalaires russes qui les propulsent sur un mode sinusoïdal, peuvent aider à soigner des maladies. De même, si la lune façonne les marées, n’est-elle pas susceptible d’influer également sur l’eau en général, et notamment celle contenue par les êtres humains ? La corrélation entre la pleine lune et la réduction du temps de sommeil est avérée statistiquement. Pourquoi ? Concernant Mars, sa présence serait prépondérante dans le thème natal des sportifs. Or, Mars représente, entre autre, la planète des guerriers. Pur hasard?

Nietzsche avait fort bien intuité le fonctionnement de notre monde «Tout individu collabore à l’ensemble du Cosmos» On rajouterait «et inversement». L’astrologie, loin des «trucs de Madame Irma» n’est qu’une des dimensions, un des instruments de mesure propre à ce système d’interdépendance universelle. Bien loin de la superstition, l’Astrologie est en fait, éminemment logique. Par contre, nous ne le sommes pas toujours et peinons à honorer cette discipline, faute d’expérience et d’un savoir à la hauteur. Peu nombreux sont ceux qui en maitrise la richesse.

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