Pensée du Nouveau Monde: coulisses et prolégomènes

 

 

Le philosophe Bernard Stiegler affirme qu’aujourd’hui, penser « en dehors des structures est héroïque ». Délaisser les sentiers balisés pour s’aventurer dans les zones méconnues, « sensibles » voire de « non droit » de la pensée semble désormais indispensable et salvateur. Car à bien des égards les réponses les plus avancées à nos problématiques contemporaines sont secrétées dans « l’ombre », la marge et surtout l’Invisible, dans le sens de tout ce que l’on ne perçoit pas à l’oeil nu, c’est à dire d’un point de vue strict, 99,9% de ce qui existe. C’est pour cela qu’on souhaite y porter attention, ainsi que sur les liens entre le visible et l’Invisible.

C’est en fait une « tectonique » de l’Invisible qu’il semblerait judicieux de clarifier pour reprendre en main nos destins individuels et par extension, collectifs.

La pensée du Nouveau Monde porte également son attention sur les silences, c’est à dire ce dont on ne parle plus, ce dont on parle mal, ce dont on n’ose pas parler, ou ce dont on ne soupçonne pas même l’existence.